
Château Bouscaut
2019
Puissance
Fruité
Prix unitaire
36€
Quatre siècles de vigne, une famille
À vingt minutes au sud de Bordeaux, on cultive la vigne à Bouscaut depuis le XVIIe siècle. Le lieu s'appelait alors Haut Truchon. Il prend le nom de Bouscaut en 1876. En 1953, le domaine reçoit le titre de Cru Classé de Graves, pour ses rouges et pour ses blancs. Peu de châteaux peuvent en dire autant. Un soir de 1961, une grillade organisée en l'honneur de Gilbert Bécaud met le feu à la tour. Un an plus tard, un second incendie détruit le château. Il renaît à l'identique en 1966. Lucien Lurton rachète la propriété en 1979. Depuis 1992, sa fille Sophie en a les rênes, avec son mari Laurent Cogombles. Leur fils aîné, Armand, les a rejoints en 2020 pour faire voyager les vins.
Aux portes de Bordeaux, côté Graves
Bouscaut se trouve à Cadaujac, au sud de Bordeaux, sur la rive gauche de la Garonne. C'est la région des Graves. Son nom vient des graviers que le fleuve y a déposés au fil des siècles. En 1987, une partie des Graves devient l'appellation Pessac-Léognan, c'est-à-dire un nom protégé qui réunit les meilleures terres de ce secteur. Laurent Cogombles l'a présidée de 2005 à 2017. Le domaine compte 45 hectares de vignes. Elles occupent presque entièrement le même découpage qu'il y a plusieurs siècles.
Sur la veine de calcaire
Le sol, c'est l'ADN d'un vin. À Bouscaut, il mêle graves (des graviers), argile et calcaire. Le calcaire y est rare pour Pessac-Léognan, et c'est lui qui donne sa signature au domaine : de la fraîcheur, même quand l'été est brûlant. Les raisins se choisissent comme des variétés de pommes. Le rouge réunit Cabernet Sauvignon, Merlot et un peu de Malbec. Le blanc marie Sauvignon Blanc et Sémillon. Les vignes de ces deux millésimes ont 35 à 40 ans. Une parcelle de Sémillon, « Le Thil », date du XIXe siècle. Une parcelle de Malbec a été plantée en 1957. Le vignoble est certifié bio depuis 2024.
Ample, frais, fidèle au lieu
Rouge ou blanc, Bouscaut cherche le même équilibre : de la rondeur et de la fraîcheur dans le même verre. Le calcaire garde les vins vivants, même dans les années chaudes. Ce sont des vins de repas, élégants, qui gagnent à prendre leur temps.
Le nom vient du lieu-dit « Le Bouscaut ». Il a aussi appartenu à un cheval de course. En 1931, le Comte de Rivaud, alors propriétaire, l'a donné à un jeune pur-sang prometteur. Celui-ci a remporté plusieurs grands prix. C'est le vin phare du château. Il réunit Merlot (50 %), Cabernet Sauvignon (43 %) et un peu de Malbec (7 %). Au nez, la mûre, le chocolat et l'olive noire. En bouche, c'est riche et soyeux, avec une structure bien dessinée. Comme croquer dans une mûre bien mûre, puis laisser fondre un carré de chocolat. 2019 a connu un printemps frais et pluvieux, puis un été chaud et sec. Les raisins sont arrivés bien mûrs. Servez-le avec une côte de bœuf grillée, un gibier ou un carré de chocolat noir. Sept ans après la récolte, il est prêt à vous accompagner un dimanche où l'on prend son temps.
Pays
France
Cépages
Merlot, Cabernet Sauvignon, Malbec
Alcool
14.5 %
Contenance
75 cl
Prix / litre
48.00 €
Agriculture
Raisonnée
Sulfites
Avec sulfites